Programmation 2015 – 2016


 Nous sommes toujours en vacances mais il nous plait de vous faire partager notre programmation 2015 – 2016.

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PARTIE | JIM-KEVIN QUERE, MICKAEL HALLEY, VICTORIA SELVA | Du 12 septembre au 16 octobre 2015

Exposition collective de rentrée, réunissant trois jeunes artistes diplômés de l’Esadhar en juin dernier.

« BRAVO » | ELIA DAVID | Du 24 octobre au 09 décembre 2015

Avec le soutien de la Région Haute-Normandie.
L’univers d’Elia David est celui de l’illusion, de la magie, du tour de passe-passe. Celui du music-hall, où se succèdent les femmes troncs, les charmeurs de serpents et les joueurs de verres. Cependant rien de ce que propose cet artiste ne tombe dans le démonstratif et le spectaculaire. Les oeuvres nous permettent d’entrer dans l’intimité́ de l’artiste et de sa relation avec le monde du spectacle, tout en posant un regard distancé et neutre sur celui ci.

CADINE NAVARRO | Du 19 décembre 2015 au 22 janvier 2016

Cadine Navarro est une artiste franco-américaine née au Japon et habitant à Paris. Elle est également professeure à la Sorbonne ainsi qu’à la Neoma Business School de Rouen. Son travail intitulé «Cinquante-cinq maisons» retrace son histoire personnelle à travers l’évocation de différents lieux dans lesquels elle a vécu. C’est aussi l’expression d’une personnalité artistique nomade refusant l’aliénation d’une quelconque appartenance à un groupe, une personne ou un lieu.

PAULINE BASTARD | Du 30 janvier au 27 février 2016

Lauréate des Audi Talents Awards 2014 pour l’art contemporain, Pauline Bastard construit des dialogues entre objets, photos, vidéos, qui tissent des liens subtiles entre la réalité et la fiction.

ÇA DÉCHIRE ! | Du 9 mars au 18 mars 2016

Dans le cadre du Festival Art et Déchirure, Mam propose une carte blanche à David Bobée, directeur du CDN de Haute Normandie. David Bobée propose une sélection d’oeuvres multimédias et numériques réalisées par des personnes atteintes de troubles mentaux. Art et Déchirure est un festival qui a lieu tous les deux ans à Rouen regroupant toutes les formes d’expression artistique issues du monde de la santé mentale, traitant des oeuvres produites dans les marges.

GUILLAUME PINARD | Du 25 mars au 06 mai 2016

Guillaume Pinard est un artiste dont la pratique se base essentiellement sur le dessin. La diversité de son travail l’amène à utiliser toutes sortes de techniques et supports : dessin sur papier, dessin mural, peinture à l’huile, animation vidéo, sculpture, installation et texte.

DES CINEMAS | Du 14 au 31 mai 2016

Cinéma, cinéma d’exposition, art vidéo, une collaboration entre MAM Galerie et JABRAN Production.
Programmation d’oeuvres audiovisuelles appartenant à plusieurs courants de cette pratique. Tables rondes et rencontres autour de ces différents cinémas, pour en comprendre les approches et les enjeux.

CLAIRE MAUGEAIS | Dans le cadre de Normandie Impressionniste|Du 11 juin au 30 juillet 2016 

Le travail de Claire Maugeais prend en considération d’une façon tout à fait singulière l’espace architectural et urbain, mais aussi la question de l’image de cet espace, qui devient un nouveau territoire à expérimenter. Elle pratique le collage et le montage et travaille sur la ville et l’architecture, tout support confondu.


- HORS LES MURS -

« MUSEOMORPHIC » | SIMON NICAISEMusée des Beaux Arts de Rouen dans le cadre du Temps des Collections |De novembre à mai 2016.

Le projet Museomorphic propose l’édification d’un kiosque à glaces, tout à la fois temple de chefs-d’oeuvre miniatures, cabane à glaces et musée de sculptures éphémères. Ce musée des glaces réunit sur le mode d’un atelier de moulage, les plus grands chefs-d’oeuvres – à échelle réduite – de la sculpture, reprenant les codes de la muséographie classique, conjugués à ceux des vendeurs de glace et à une esthétique du stand de rue. A Rouen, quelques oeuvres du Musée se transforment en authentiques sculptures à manger.

THOMAS CARTRON |  Maison de l’architecture, Rouen | Du 11 juin au 30 juillet 2016.

Dans le cadre de Normandie Impressionniste Thomas Cartron propose un travail photographique sur la ville, afin de dresser le portrait d’une architecture à travers son regard neuf de jeune artiste, récemment installé à Rouen et qui tente de s’inscrire dans un paysage qu’il ne connaît pas.

| Expositions passées |

THOMAS CARTRON

 et nous serons dévorés par le feu.

Du 6 juin au 11 juillet 2015

 

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Dans une démarche axée sur les questions de la représentation et sur l’essence même de la photographie, Thomas Cartron expose ici des oeuvres basées sur une réflexion autour du médium photographique et le processus qui l’affecte, pour dégager et exprimer ce qui est absent de l’image.


SIMON RIPOLL HURIER

 DIANA [18.04.2015]

Du 18.05 au 30.05.15 à la MAM Galerie. 

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Le projet Diana est un dispositif filmique expérimental et évolutif, élaboré avec la collaboration de l’association des radioamateurs de Paris.

Dans le parc de la Villette, dissimulé derrière une petite rangée d’arbres, se trouve un vieux radiotélescope abandonné. Il semblerait qu’autour de 1984, à la naissance du parc de la Villette, l’observatoire de Nançay ait réalisé un double de ses radiotélescopes, pour l’installer là. Mais le radiotélescope n’a jamais été mis en marche. À la fin des années 2000, enfin, un radioamateur l’aperçoit. Il s’appelle F6GOX, et décide de monter un projet pour utiliser la parabole. Les radioamateurs sont des passionnés d’ondes radioélectriques, et occupent tout leur temps libre à bricoler des émetteurs-récepteurs pour rentrer en communication avec d’autres radioamateurs à travers le monde, selon des procédures extrêmement règlementées, et surtout sans jamais se servir des infrastructures de télécommunications existantes. F6GOX et l’ARP commencent donc à travailler sur l’antenne. Sans aucun plan ni aucun manuel, ils remontent pas à pas le fil de la structure de la machine et remettent en fonction les moteurs. Malheureusement, une série de complications ralentit, puis gèle le projet autour de 2012. Un long temps passe, et F6GOX disparait. Le nouveau président, F6FVY, reprend contact avec Simon Ripoll Hurier en août 2013, alors que la Villette veut stopper la convention qui lie l’association au parc, faute d’activation publique du site.

Simon Ripoll Hurier et l’association des radioamateurs de Paris décident de monter un projet commun, le « projet Diana »  (du nom du programme militaire américain à l’origine des communications lunaires). F6FVY estime à deux ans la durée des travaux pour rendre l’antenne opérationnelle. L’artiste se glisse alors dans la temporalité de ce chantier pour proposer deux années d’activités autour de cette antenne.

Depuis octobre dernier, des expérimentations filmées sont menées sur le site et ses alentours. L’antenne est mise en marche, des enfants explorent les bois qui l’entourent, d’autres commentent des images de la Lune, un groupe d’étudiants en art rôde aux abords d’une tour de télévision, un concert de noise a lieu dans le local sous l’antenne, et les membres du radioclub de Paris présentent leur activité.

L’objectif de ce projet est de réparer le radiotélescope afin d’envoyer une pièce sonore rebondir sur la surface de la Lune, grâce à une technique particulière nommée E.M.E (Earth, Moon, Earth).  Le trafic E.M.E est un des plus grands défis des radioamateurs, et la parabole de la Villette est l’outil idéal pour tenter cette expérience !

Vous pouvez retrouvez en cliquant ici, le travail de Simon Ripoll Hurier.

Communiqué artiste


Pierre Besson

 « à très peu de distance, à peine reculé »

du 28 février au 5 avril 2015
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Vernissage le 28 février 2015 à partir de 19h
Performance de Raphaël Ilias – Transfer_Function
Cette exposition bénéficie du soutien de la Maison de l’Architecture de Haute Normandie

 François Trocquet

« En perspective »

du 10 janvier au 20 février 2015

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Il arrive à de très rares occasions de pénétrer dans un lieu, pourtant inconnu, qui nous paraisse d’une familiarité particulière.

Ma rencontre avec l’univers de François Trocquet fut l’une de ces rares fois.

Au milieu de ses œuvres, submergé par elles, je me trouvais physiquement happé par son travail, et tous les murs, le mobilier, enfin tous les supports sur lesquels elles reposaient se serraient tout autour de moi, devenant comme une continuité de mon propre corps.

Les sujets, presque ordinaires, m’ont rendu l’œuvre familière et, propices à l’appropriation, réinventaient et créaient mes souvenirs. Des souvenirs que l’on pense avoir, ceux dont on est certain, ceux que l’artiste a créé pour nous, tous, comme un écho entre les tempes, les ondulations d’une pierre qu’on jette dans l’eau, la balle contre le mur.. Tous, tous se heurtent, se heurtent et jamais ne cèdent.

Ses œuvres résonnent, tous leurs traits, tout leur réseau d’encre, glissent les unes vers les autres, s’auto-référencent, vont glaner chez leur voisine, et tissent entre elles un lien solide qui, quand on s’y retrouve pris, nous fait vibrer comme la proie au centre de la toile d’une araignée. Tout y est densité : quantitative premièrement, physique rapidement, émotionnelle ensuite.

Ses personnages, souvent sur les routes, semblent tous tendre vers quelque chose. Aucun ne semble rentrer, tous partent, en quête peut-être. L’artiste lui tend vers la collection, va vers l’archivage, de toutes ses images que l’on a au fond de notre boîte crânienne, mais dont on ne sait jamais vraiment l’origine : cinématographiques parfois, littéraires encore, rêveries sans doute.

Souvent horizontaux, ses formats sont comme la pellicule d’un film qui aurait été coupée pour n’en extraire qu’une image : des édifices, des lieux, des structures.. Et pourtant parfois, livrés verticalement, les paysages se dressent, s’imposent, et marquent une pause, un arrêt, dans le long road trip visuel qui défilait peu avant sous notre regard.

François Trocquet est un artisan du souvenir, un collectionneur d’images, et un archiviste de la fugacité des moments.

Maxime Maillard.