Vernissage Pierre Besson

L’équipe de MAM Galerie vous convie au vernissage de sa nouvelle exposition


PIERRE BESSON
à très peu de distance, à peine reculé

SAMEDI 28 FEVRIER à partir de 18h
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A 19h, performance de RAPHAËL ILIAS
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Cette exposition bénéficie du soutien de la Maison de l’Architecture de Haute Normandie

FRANCOIS TROCQUET

« En perspective »

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Il arrive à de très rares occasions de pénétrer dans un lieu, pourtant inconnu, qui nous paraisse d’une familiarité particulière.

Ma rencontre avec l’univers de François Trocquet fut l’une de ces rares fois.

Au milieu de ses œuvres, submergé par elles, je me trouvais physiquement happé par son travail, et tous les murs, le mobilier, enfin tous les supports sur lesquels elles reposaient se serraient tout autour de moi, devenant comme une continuité de mon propre corps.

Les sujets, presque ordinaires, m’ont rendu l’œuvre familière et, propices à l’appropriation, réinventaient et créaient mes souvenirs. Des souvenirs que l’on pense avoir, ceux dont on est certain, ceux que l’artiste a créé pour nous, tous, comme un écho entre les tempes, les ondulations d’une pierre qu’on jette dans l’eau, la balle contre le mur.. Tous, tous se heurtent, se heurtent et jamais ne cèdent.

Ses œuvres résonnent, tous leurs traits, tout leur réseau d’encre, glissent les unes vers les autres, s’auto-référencent, vont glaner chez leur voisine, et tissent entre elles un lien solide qui, quand on s’y retrouve pris, nous fait vibrer comme la proie au centre de la toile d’une araignée. Tout y est densité : quantitative premièrement, physique rapidement, émotionnelle ensuite.

Ses personnages, souvent sur les routes, semblent tous tendre vers quelque chose. Aucun ne semble rentrer, tous partent, en quête peut-être. L’artiste lui tend vers la collection, va vers l’archivage, de toutes ses images que l’on a au fond de notre boîte crânienne, mais dont on ne sait jamais vraiment l’origine : cinématographiques parfois, littéraires encore, rêveries sans doute.

Souvent horizontaux, ses formats sont comme la pellicule d’un film qui aurait été coupée pour n’en extraire qu’une image : des édifices, des lieux, des structures.. Et pourtant parfois, livrés verticalement, les paysages se dressent, s’imposent, et marquent une pause, un arrêt, dans le long road trip visuel qui défilait peu avant sous notre regard.

François Trocquet est un artisan du souvenir, un collectionneur d’images, et un archiviste de la fugacité des moments.

Maxime Maillard.