Expositions passées

Sur la voie critique

passage à Rouen

Une exposition de Pierre Creton

Exposition du 14 janvier au 18 février 2017

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Pierre Creton est artiste et ouvrier agricole. Ses divers emplois comme apiculteur ou vacher l’ont mené à réaliser des films sur le rapport maître/esclave ou sur les relations que nous entretenons avec l’animal. Il est l’auteur d’une vingtaine de films, tous présentés au FIDMarseille, Festival International de Cinéma. L’heure du Berger a obtenu le grand prix de la compétition française en 2008. Deux de ses longs métrages ont bénéficié d’une sortie nationale : Secteur 545 (distribution Shellac, 2004) et Maniquerville (distribution Capricci, 2009). Son prochain film Va Toto ! Produit par Andolfi et distribué par JHR Films sortira en salle en 2017. Il vit et travaille en Normandie dans le Pays de Caux, territoire qu’il ne cesse d’appréhender et de filmer. Il intervient ponctuellement dans des écoles d’Art et de cinéma (Paris, Genève, Pékin, Angers).

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Dans le cadre de l’exposition Sur la voie critique (passage à Rouen), nous vous invitons à visionner ensemble le long-métrage de Pierre CRETON intitulé « Sur la voie », le vendredi 03 février à 19h.


Filmographie :
Va, Toto ! 2017
Sur la voie critique (passage à Rouen), 2016
Simon, at the crack of dawn, 2016
Petit traité de la marche en plaine, 2014 (réalisé avec Vincent Barré)
Sur la voie, 2013
Le marché, 2012
Le grand cortège, 2011
N’avons-nous pas toujours été bienveillants ? 2010
Maniquerville, 2009
L’heure du Berger, 2008
L’arc d’iris, souvenir d’un jardin, 2007 (réalisé avec Vincent Barré)
Paysage imposé, 2006
Le voyage à Vézelay, 2005
Détour, 2005 (réalisé avec Vincent Barré)
Secteur 545, 2004
Une saison, 2002
La vie après la mort, 2001
Le vicinal, 1994

Livres :
Va, Toto ! Récit. À paraître.
VB PC Le métier de vivre. Catalogue de l’exposition avec Vincent Barré, Musée de Louviers, 2016
Une honte. Collection écrits / faux raccord. Le Gac Press, 2014
Cultiver, habiter, filmer, conversations avec Cyril Neyrat. Éditions Independencia, Paris, 2010
Habiter, Éditions Galerie Duchamp, Yvetot, 2010
– Trilogie en Pays de Caux, trois films (Coffret DVD) : Secteur 545 (2004), Paysage imposé (2006), Maniquerville (2009), éditions Capricci, Nantes, 2010


La Maison d’Edvard

Une exposition de Guillaume Pinard

5 novembre – 19 décembre 2016

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Guillaume Pinard nous propose une immersion dans l’œuvre et l’intimité d’Edvard Munch. L’ensemble des murs de la galerie sera couvert de dessins muraux monumentaux réalisés au fusain et de pastels sur papier d’après Munch.


Tout – Monde

Une exposition collective avec

Alain BALZAC, Alice CABRILLAC, Myriam CHAIEB NAIRI, Leïla GADHI, Florim HASANI, Jim-Kevin QUÉRÉ, Françoise SEMIRAMOTH, Anya TIKHOMIROVA, Erwan VENN, Ru XIAOFAN


12 – 24 octobre 2016.

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Dans le cadre des journées de la diversité culturelle à Rouen organisées par le Centre Dramatique National de Normandie – direction David Bobée. L’enjeu de cette exposition est de présenter des artistes français travaillant sur leurs origines, et mettre en avant la richesse d’une esthétique se construisant sur des cultures mixées.


 Claire Maugeais

Exposition personnelle

du 3 septembre au 7 octobre 2016

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Vers la fin des années 1990, Claire Maugeais réalise des œuvres qui mêlent la sculpture (espace et volume) et la peinture (plan, couleurs, motifs). Elle s’intéresse aux espaces virtuels architecturaux, ce qui la conduira par la suite à produire des installations. Les matériaux utilisés sont généralement d’usage quotidien : photocopies, moquettes, rideaux, tapis… employés comme support d’une projection, d’un collage ou d’un dessin.

Dans un paysage urbain standardisé, elle nous invite  à découvrir une ville poétique et fragile, abordant des problématiques liées au chaos et à l’espace urbain.Elle est à la recherche d’un espace fictif constitué par une saturation de signe-architecture. Son travail se repose sur une série de paradoxes délibérés (détruire, disséquer les espaces pour mieux les reconstruire). Elle travaille également sur les limites entre intérieur, extérieur, privé, public, environnement urbain et rural.

 


POZA TABU (Par-delà les tabous)

Dans le cadre du Festival Art et Déchirure 

Exposition du 9 au 20 mars 2016

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Commissariat Jacek Zachodny et Agnieszka Chojnacka, à l’initiative de David Bobée, directeur du CDN de Haute Normandie.

 

POZA TABU propose une sélection d’œuvres multimédias et numériques réalisées par des artistes en situation de handicap mental. 

Les sphères des rêves, les désirs refoulés et les questions trop évidentes – ce sont les interrogations que soulèvent les créateurs de la Galeria ArtBrut (Pologne) au travers de l’exposition POZA TABU. Par le prisme de leurs travaux, les auteurs nous entrainent dans leurs mondes intimes où les dilemmes sur l’amour et le corps sont entrecoupés d’observations perspicaces de l’environnement et de la recherche sans fin de leur place sur Terre.

Les artistes : Joanna Golachowska, Marcin Guźla, Piotr Jeruzel, Agnieszka Kołodziejczyk, Marta Kowalska, Marta Nawojczyk, Andrzej Niedźwiecki, Piotr Rymko, Wanda Sidorowicz, Mateusz Tatarczyk, Maciej Tryniszewski, Dawid Wasieczko, Elwira Zacharska, Mateusz Ziomek. 

 


 Alex

un projet de Pauline Bastard

Exposition du 30 janvier au 4 mars 2016

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Lauréate du prix Audi talents awards pour l’art contemporain en 2014, Pauline Bastard construit des dialogues entre objets, photos et vidéos qui tissent des liens subtiles entre la réalité et la fiction.

Pour son exposition à la MAM Galerie, l’artiste présentera Alex, un projet qu’elle mène depuis maintenant 1 an.

Avec Alex, Pauline Bastard s’est engagée dans un singulier projet qui génère d’innombrables réflexions sur la connaissance que nous avons de nous-même, nos comportements déterminés ou chaotiques au sein de notre société, nos relations aux autres. Alex est aussi une recherche spéculative sur ces images qui se donnent comme vraies tout autour de nous, sur cette frontière qui apparaît de plus en plus floue entre ce que nous imaginons être le réel et ce que nous croyons encore virtuel.

Qui est Alex? Un monsieur-tout-le-monde, un anonyme qui vit des situations qui n’ont, a priori, rien de spectaculaire. Il marche dans la rue, il discute avec ses semblables, il consulte une psychologue, se rend à une séance de danse, trouve un petit boulot… Pourtant, Alex en tant que personne, n’existe pas. Il n’a pas de passé, pas de famille, pas de papiers et pour ce qui est de son apparence physique, il emprunte celle que lui prête François, une personne que Pauline Bastard a recruté grâce à des petites annonces. Ce que fait Alex, où il se rend, qui il voit, est discuté et décidé par une équipe d’ experts qu’elle a aussi recruté pour le projet.

Chaque semaine, pendant plusieurs mois, Alex a ainsi existé aux yeux de tous ceux qui l’ont croisé et ce que Pauline Bastard nous propose de découvrir aujourd’hui, ce sont des vidéos et des objets qui témoignent de cette expérience.

Gaël Charbau

Ce projet a été rendu possible par le programme d’accompagnement Audi Talents Awards dont Pauline Bastard a été lauréate en 2014. « Alex » a également reçu une aide à la recherche du CNAP.


 BRAVO (Epilogue)

Une exposition d’Elia David

Le samedi 16 janvier 2016 à partir de 18h

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Exposition organisée avec le soutien de la région Haute-Normandie.

 


BRAVO (PROLOGUE)

Une exposition d’Elia DAVID

du 4 novembre au 19 décembre 2015


ENTRACTE le 4 décembre à 20h 

lors de l’évènement RACCORD organisé par RRouen, réseau d’art contemporain à Rouen.

 

L’univers d’Elia David est celui de l’illusion, de la magie, du tour de passe- passe. Celui du music-hall, des années folles, où se succèdent les femmes troncs, les charmeurs de serpent et les joueurs de verres. Cependant, rien de ce que propose cet artiste ne tombe dans le démonstratif, le spectaculaire ou le redondant. Elia David a la qualité de penser les mises en espace en scénographe et les œuvres en plasticien. Tout n’est que retenue, suggestion, évocation du monde du spectacle avec une grande perspicacité plastique : rien n’est évident mais tout coule de source. Les œuvres nous permettent d’entrer dans l’intimité de l’artiste et de sa relation avec le monde du spectacle, tout en posant un regard absolument distancé et neutre sur celui- ci. Il s’agit plutôt de constats personnels qu’Elia nous expose avec pudeur et sobriété, non sans quelque causticité. Ses propositions reposent souvent sur des antagonismes qui renforcent leur perception.



 PARTIE

Une exposition collective proposée par Victoria SELVA, Jim-Kévin QUERE, Mickaël HALLEY

du 12 septembre au 16 octobre 2015

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Exposition collective de rentrée, réunissant trois jeunes artistes diplômés de l’ESADHaR en juin dernier.

 


 et nous serons dévorés par le feu.

Une exposition de Thomas CARTRON

 du 6 juin au 11 juillet 2015

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Dans une démarche axée sur les questions de la représentation et sur l’essence même de la photographie, Thomas Cartron expose ici des oeuvres basées sur une réflexion autour du médium photographique et le processus qui l’affecte, pour dégager et exprimer ce qui est absent de l’image.


 DIANA [18.04.2015]

 Une exposition de Simon RIPOLL HURIER

du 18 avril au 30 mai 2015

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Le projet Diana est un dispositif filmique expérimental et évolutif, élaboré avec la collaboration de l’association des radioamateurs de Paris.

Dans le parc de la Villette, dissimulé derrière une petite rangée d’arbres, se trouve un vieux radiotélescope abandonné. Il semblerait qu’autour de 1984, à la naissance du parc de la Villette, l’observatoire de Nançay ait réalisé un double de ses radiotélescopes, pour l’installer là. Mais le radiotélescope n’a jamais été mis en marche. À la fin des années 2000, enfin, un radioamateur l’aperçoit. Il s’appelle F6GOX, et décide de monter un projet pour utiliser la parabole. Les radioamateurs sont des passionnés d’ondes radioélectriques, et occupent tout leur temps libre à bricoler des émetteurs-récepteurs pour rentrer en communication avec d’autres radioamateurs à travers le monde, selon des procédures extrêmement règlementées, et surtout sans jamais se servir des infrastructures de télécommunications existantes. F6GOX et l’ARP commencent donc à travailler sur l’antenne. Sans aucun plan ni aucun manuel, ils remontent pas à pas le fil de la structure de la machine et remettent en fonction les moteurs. Malheureusement, une série de complications ralentit, puis gèle le projet autour de 2012. Un long temps passe, et F6GOX disparait. Le nouveau président, F6FVY, reprend contact avec Simon Ripoll Hurier en août 2013, alors que la Villette veut stopper la convention qui lie l’association au parc, faute d’activation publique du site.

Simon Ripoll Hurier et l’association des radioamateurs de Paris décident de monter un projet commun, le « projet Diana »  (du nom du programme militaire américain à l’origine des communications lunaires). F6FVY estime à deux ans la durée des travaux pour rendre l’antenne opérationnelle. L’artiste se glisse alors dans la temporalité de ce chantier pour proposer deux années d’activités autour de cette antenne.

Depuis octobre dernier, des expérimentations filmées sont menées sur le site et ses alentours. L’antenne est mise en marche, des enfants explorent les bois qui l’entourent, d’autres commentent des images de la Lune, un groupe d’étudiants en art rôde aux abords d’une tour de télévision, un concert de noise a lieu dans le local sous l’antenne, et les membres du radioclub de Paris présentent leur activité.

L’objectif de ce projet est de réparer le radiotélescope afin d’envoyer une pièce sonore rebondir sur la surface de la Lune, grâce à une technique particulière nommée E.M.E (Earth, Moon, Earth).  Le trafic E.M.E est un des plus grands défis des radioamateurs, et la parabole de la Villette est l’outil idéal pour tenter cette expérience !

Vous pouvez retrouvez en cliquant ici, le travail de Simon Ripoll Hurier.


à très peu de distance, à peine reculé

Une exposition de Pierre BESSON

du 28 février au 5 avril 2015

 

 

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Vernissage le 28 février 2015 à partir de 19h

Performance de Raphaël Ilias – Transfer_Function

Cette exposition bénéficie du soutien de la Maison de l’Architecture de Haute Normandie


 En perspective

Une exposition de François TROCQUET

du 10 janvier au 20 février 2015

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Il arrive à de très rares occasions de pénétrer dans un lieu, pourtant inconnu, qui nous paraisse d’une familiarité particulière.

Ma rencontre avec l’univers de François Trocquet fut l’une de ces rares fois.

Au milieu de ses œuvres, submergé par elles, je me trouvais physiquement happé par son travail, et tous les murs, le mobilier, enfin tous les supports sur lesquels elles reposaient se serraient tout autour de moi, devenant comme une continuité de mon propre corps.

Les sujets, presque ordinaires, m’ont rendu l’œuvre familière et, propices à l’appropriation, réinventaient et créaient mes souvenirs. Des souvenirs que l’on pense avoir, ceux dont on est certain, ceux que l’artiste a créé pour nous, tous, comme un écho entre les tempes, les ondulations d’une pierre qu’on jette dans l’eau, la balle contre le mur.. Tous, tous se heurtent, se heurtent et jamais ne cèdent.

Ses œuvres résonnent, tous leurs traits, tout leur réseau d’encre, glissent les unes vers les autres, s’auto-référencent, vont glaner chez leur voisine, et tissent entre elles un lien solide qui, quand on s’y retrouve pris, nous fait vibrer comme la proie au centre de la toile d’une araignée. Tout y est densité : quantitative premièrement, physique rapidement, émotionnelle ensuite.

Ses personnages, souvent sur les routes, semblent tous tendre vers quelque chose. Aucun ne semble rentrer, tous partent, en quête peut-être. L’artiste lui tend vers la collection, va vers l’archivage, de toutes ses images que l’on a au fond de notre boîte crânienne, mais dont on ne sait jamais vraiment l’origine : cinématographiques parfois, littéraires encore, rêveries sans doute.

Souvent horizontaux, ses formats sont comme la pellicule d’un film qui aurait été coupée pour n’en extraire qu’une image : des édifices, des lieux, des structures.. Et pourtant parfois, livrés verticalement, les paysages se dressent, s’imposent, et marquent une pause, un arrêt, dans le long road trip visuel qui défilait peu avant sous notre regard.

François Trocquet est un artisan du souvenir, un collectionneur d’images, et un archiviste de la fugacité des moments.

Maxime Maillard